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Les risques de la césarienne pour la santé du nourrison

Samedi 26 septembre 2009

accouchementDepuis déjà quelques années au Québec et partout dans le monde, les accouchements par césarienne sont à la hausse et aussi à la mode. Choisir la césarienne n’est presque plus un raison médicale mais plutôt une question de CONFORT : ça évite la douleur (grâce à la péridurale), c’est qu’une  toute petite cicatrise, c’est programmable avec l’horaire de travail du mari, du retour au travail de la mère, du temps du gynécologues et même pour ne pas manquer l’année scolaire en septembre!

Or, sans oublier le fait qu’elle peut sauver des vies (comme par exemple dans le cas d’obésité de la mère ou âge dépassant les 30 ans), la césarienne comporte des risques pour la santé du bébé et de la nouvelle maman:

  1. Système immunitaire plus faible: la flore intestinale est différente du bébé accouché naturellement, donc le système immunitaire sera moins resistant. Ce qui veut dire que le bébé sera plus à risque à des allergies, des rhumes à repetitions, etc.
  2. Les premiers microbes qu’ils rencontrent appartiennent à l’air de l’hôpital et non à la mere qui normalment devraient lui transmettre les microbes “familiers et amicaux” par un orifice situé à proximité de l’anus maternel.
  3. Compromet l’allaitement : la maman ne peut pas allaiter dès le premiers jours, donc ne peut donner le meilleur de son lait (le colostrum, riche en anticorps spécifiques et autres substances anti-infectieuses).
  4. Durée de l’allaitement influencée : car la quantité d’endorphines dans le lait est plus élevée chez les mères ayant accouché naturellement que par césarienne. En effet, ce sont ces endorphines qui induisent une dépendance du bébé au sein et au lait maternel. Plus cette dépendance est forte et plus longue sera la durée de l’allaitement.
  5. Des risques pour les nouvelles mamans : infection et/ou mauvaise cicatrisation, saignements abondants, baisse de la fertilité, etc.

Plusieurs données scientifiques démonterent qu’un bébé né par césarienne est physiologiquement différent d’un bébé né par voie vaginale. Ses poumons, son cœur, fonctionnent différemment. Sa température et son taux de glucose sont plus bas. Ses taux de progestérone et ceux de l’hormone qui régule la thyroïde aussi. Ses taux d’enzymes hépatiques sont différents. Son acidité gastrique est plus faible. Et enfin, les systèmes qui contrôlent sa pression artérielle sont différents.

D’où l’importance pour les futures mères, qui n’accouchent pas avec une sage femme, de s’informer auprès de leur gynécologue, et de balancer les pour et les contre pour leurs santé et celle de leurs bébés.

Pour en savoir plus:

« Césariennes : questions, effets, enjeux. Alerte face à la banalisation », du Dr Michel Odent, éditions Le Souffle d’or.